10 décembre 2006
Parler de soi… ?
Une absence d’un mois… Es-ce long ou court, je ne sais pas… Dans la tête, j’ai le pont Mirabeau, et une phrase, « vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure »… Dire que Novembre fut flamboyant serait un grand mot, et Décembre s’annonce sous les mêmes hospices… Lassitude, dégoût, questionnement fondamentaux… tout ceci est mon quotidien, des pas en avant, d’autres en arrières, des moments sympas, puis des déceptions, à chaque pot son couvercle, à chaque avantage, hélas, sa contrepartie… Flou artistique majeur dont je me passerais bien, cette période de l’année a toujours été celle que je détestes.
Les jours diminuent, les esprits deviennent plus âcres, les relents de Noël viennent hanter la quiétude apparente de Décembre, et ce sentiment est encore plus présent…
Suis-je moi ? Suis-je celui qu’il faut que je sois, et encore, pour qui dois-je être le plus approprié ? Tout tourne en boucle, avec les tressautements d’un film en Super 8, le charme du sépia en moins. J’ai l’esprit lent, le blues facile, enchâssé dans un quotidien morose, rares sont les événements qui me font respirer.
Ah, cette boule, immuable et oppressante qui vit dans ma gorge, qui me rappelle a quel point la vie peut être si belle quand elle n’est plus la… Me démontre aussi à quel point elle peut être lassante et incongrue dans ses pires moments…
Puis il y a le paraître, ne pas semblé accablé, en pleine crise de doute, au risque de passer pour celui à plaindre, celui à chérir, alors que je n’en ai nul besoin. Rester en moi-même, stagner et réfléchir, sur tout, sur rien, sur ce qui fait que je suis moi, sur les bonnes résolutions à prendre, et celle que je ne pourrais pas tenir. Être moins exhaustif, m’accorder un jardin secret, une petite part de mystère qui donne un tel charme à certaines personnes, j’en suis incapable, même de façon artificielle…
Quel coup de fouet me faut il, bon sang, pour sortir de cet état, ni dépressif, ni, non plus, heureux… J’aimerais me recroqueviller, dans le coin d’une pièce immense, retour à l’origine, retour au début…
6… 5… 4… 3… 2… 1… Renaissance…
Identification Failure, impossible to restart !
Au commencement, il y avait… Un petit garçon, blond et bouclé, souriant et boudeur, aux yeux pleins d’étincelles… Maintenant ? L’idéal serait de ne dresser aucun portrait… Les yeux ont perdu de leur malice, s’entourent d’une peau bleutée et signe du temps qui passe et qui n’est pas rose tout le temps, les cheveux, n’en parlons pas… Et cette impression de flatterie omniprésente, et rarement fondée…
Par moment, j’ai l’impression de haïr les gens, aucun n’as ce charme, ce petit plus susceptible de me faire palpiter… J’aimerais être à cette époque, le cœur battant la chamade, les yeux aux bords des larmes – de joie – mais pour lors, tout semble fidèle à Décembre, sa froidure et sa rudesse, l’époque ou chacun retourne dans sa tanière, ne sortant que rarement, et souvent sans leurs atours…
J’ai froid, physiquement et moralement, le corps roidi, les mains engourdies, et les yeux dans le vague, je me nécrose, temporellement, mais sûrement… Plus d'envies, plus d'idées, sauf celle d'hiberner, plus ce grain de folie, et parfois l'envie d'en pleurer.
Alors tout au fond de moi, j’espère qu’Avril prendra sa revanche…
Ti Juju
Commentaires
Quelle désenchantement !
Epidémie de mélancolie pour une fin d'année triste et morne.
Je partage ce sentiment et j'espère qu'il ne fait que passer.
Linkar
...je me retrouve dans l'ivresse de ton blog...surtout le dernier...je n'espere qu'on ne doit pas attendre jusque'au printemps pour le plaisir prochain de t'ecouter...
Oui mais...
Oui, mais...
L'hiver c'est aussi le temps des soirées au coin du feu avec ceux que l'on aime. Il y a toujours quelqu'un avec qui partagé ces soirées, même si il nous aime pas autant ou de la facon que l'on aimerai...
Envie de renaissance, printemps après l'hibernation... Sentiments que je connais et que j'ai si souvant ressentis... Envie de partir pour recommencer... mais tout celà n'est qu'une fuite et les problèmes restent et reviennent d'autant plus vite que l'on va loin...
A bientot,
Jo
A quand un roman?
Tu écris si bien que je pourrais te lire pendant des heures.
Ne t'arrêtes pas d'écrire
putiin de
pnydzgjenb uzjbhyd hzghdbzugzutjez ygchygdebha hdjguz hgsdyutazbyatuza hzgghze dsgzyde zegygezaygeyudgèqhzauuzyauzhauzauhzzdggzyabgeudzgzybzdgetzubg degzh hhdjhdgdgzgdsyuzetzeyhdzbysjhsdhfygsygsygyshsdqj,nkcjzf hfduzjnkjhsdijnkezuiknhgzheyd hszubaezugegeazheuejeb la vie nes apkdblfakgfezannb cbazevhberzanhge elle taime enfin ton copain gudbz vyuegz&gèy gézayga hdybgr&ugèrzyzèahandgytezybryezguyez rzeuyrhz zygjrzagçteb yrurazouyuzr r"zuerhzubtyabvnuntru hri ujtuzeyjtreutrehtn uhrehjnre bdyuhdaezudfegh hehjejhehuueuuuudnuhef ferzhgre rjhrrfhfbghr ehguebbefbyfufbr brb
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=15807&pid=3393733
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

