27 décembre 2006
Aéroport, aérogare, mais pour tout l’or m’en aller…
...pourtant, et ça change, aucun blues ni coup de cafard ce soir… Juste cette envie, toujours présente, de lever les voiles ! Voir le soleil, surtout quand les frimas se sont durablement installés, ça fait partie des paradoxes des humains, non ? On a toujours envie de frais, lorsque l’on cuit sur une plage et de chaud, alors qu’on se promène, les poings serrés dans les poches alors que le blizzard nous engourdis dangereusement le visage.
Ce soir, ou, à la limite demain, ne soyons pas trop exigeant, je me verrai bien sur les bords d’une plage paradisiaque, ou mieux au bord d’une piscine de palace, les pieds dans l’eau, tête chapelée après avoir passé un peu de temps a flâner dans des boutiques hors de prix… A priori, je me verrai bien a Dubaï demain matin… Bon, ne rêvons pas, je serais toujours en vacance en Normandie, mais du rêve vient l’envie, n’est ce pas ? Dubaï a un petit coté paradoxal que je penses retrouver en moi, un peu comme un oasis au beau milieu du désert, j’ai mon coté désertique et mon coté Oued… Reste a savoir qui est quoi… Ce soir, je ne saurais pas trop pour qui pencher !
En fait, ce qui me plairais le plus, c’est de tirer ma valise dans un aéroport encore inconnu, souvent les pays arabes ont de jolis aéroport, avec de beaux marbres, un esprit accueillant et chaleureux qui se retrouve même dans la décoration de leurs aéroports… Je me souviens de certains aérogares, qui, alors que j’était petit, n’étaient pas encore climatisés, ou même, encore, lorsque nous débarquions directement sur le tarmac, alors les odeurs de pinèdes, d’épices, et de soleil emplissaient nos poumons… En fait voila, c’est la sortie de l’avion que je préfère, quitter l’appareil confiné et climatisé, pour plonger dans un air suffocant et parfumé ! C’est à ce moment que les images que l’on avait pu se forger de la destination prennent tout leur sens, les images sont toujours la, mais leurs senteurs les font réellement exister… D’ailleurs, c’est dommage que l’on ne puisse pas conserver ces instants… Les photos, les films, c’est bien, mais rien ne vaudrais une capture des odeurs qui marquent à jamais des pays, des moment… C’est comme les anniversaires, l’odeur des bougies fraîchement éteintes…
Alors voilà, aujourd’hui, j’aimerais ressentir ce petit plus synonyme de vacances, sentir l’odeur du sable et le vent sec de l’Egypte, ou l’air lourd et humide de Punta Cana, les yeux éblouis par les reflets du soleil sur la carlingue… Un peu de rêve, en fait !
Mais bon, j’ai l’odeur de l’herbe et de la campagne normande pour quelque jours, pas très dépaysant, mais ais-je vraiment le choix ? Je ne crois pas !
26 décembre 2006
L'autre...
L'Autre (Farmer Boutonnat)
Quel émoi devant ce moi
Qui semble frôler l'autre,
Quel émoi devant la foi
De l'un qui pousse l'autre,
C'est la solitude de l'espace
Qui résonne en nous
On est si seul parfois
Je veux croire alors qu'un ange passe
Qu'il nous dit tout bas
Je suis ici pour toi
Et toi c'est moi.

Mais qui est l'autre
Quel étrange messager
Mais qui est l'autre
Ton visage est familier
Mais qui est l'autre
En toi ma vie s'est réfugiée
C'est un ami, c'est lui.
Toi et moi du bout des doigts
Nous tisserons un autre
Un autre moi, une autre voix
Sans que l'un chasse l'autre,
J'ai dans ma mémoire mes faiblesses
Mais au creux des mains
Toutes mes forces aussi
Mais alors pour vaincre la tristesse
Surmonter ses doutes
Il nous faut un ami
L'ami c'est lui.
Quelle chanson... Comment ne pas fondre en larme, juste interprétation, et, quoi qu'on en dises, loins des thèmes purement Farmeriens qui peuvent faire fuir les plus rétifs!
Julien
10 décembre 2006
Parler de soi… ?
Une absence d’un mois… Es-ce long ou court, je ne sais pas… Dans la tête, j’ai le pont Mirabeau, et une phrase, « vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure »… Dire que Novembre fut flamboyant serait un grand mot, et Décembre s’annonce sous les mêmes hospices… Lassitude, dégoût, questionnement fondamentaux… tout ceci est mon quotidien, des pas en avant, d’autres en arrières, des moments sympas, puis des déceptions, à chaque pot son couvercle, à chaque avantage, hélas, sa contrepartie… Flou artistique majeur dont je me passerais bien, cette période de l’année a toujours été celle que je détestes.
Les jours diminuent, les esprits deviennent plus âcres, les relents de Noël viennent hanter la quiétude apparente de Décembre, et ce sentiment est encore plus présent…
Suis-je moi ? Suis-je celui qu’il faut que je sois, et encore, pour qui dois-je être le plus approprié ? Tout tourne en boucle, avec les tressautements d’un film en Super 8, le charme du sépia en moins. J’ai l’esprit lent, le blues facile, enchâssé dans un quotidien morose, rares sont les événements qui me font respirer.
Ah, cette boule, immuable et oppressante qui vit dans ma gorge, qui me rappelle a quel point la vie peut être si belle quand elle n’est plus la… Me démontre aussi à quel point elle peut être lassante et incongrue dans ses pires moments…
Puis il y a le paraître, ne pas semblé accablé, en pleine crise de doute, au risque de passer pour celui à plaindre, celui à chérir, alors que je n’en ai nul besoin. Rester en moi-même, stagner et réfléchir, sur tout, sur rien, sur ce qui fait que je suis moi, sur les bonnes résolutions à prendre, et celle que je ne pourrais pas tenir. Être moins exhaustif, m’accorder un jardin secret, une petite part de mystère qui donne un tel charme à certaines personnes, j’en suis incapable, même de façon artificielle…
Quel coup de fouet me faut il, bon sang, pour sortir de cet état, ni dépressif, ni, non plus, heureux… J’aimerais me recroqueviller, dans le coin d’une pièce immense, retour à l’origine, retour au début…
6… 5… 4… 3… 2… 1… Renaissance…
Identification Failure, impossible to restart !
Au commencement, il y avait… Un petit garçon, blond et bouclé, souriant et boudeur, aux yeux pleins d’étincelles… Maintenant ? L’idéal serait de ne dresser aucun portrait… Les yeux ont perdu de leur malice, s’entourent d’une peau bleutée et signe du temps qui passe et qui n’est pas rose tout le temps, les cheveux, n’en parlons pas… Et cette impression de flatterie omniprésente, et rarement fondée…
Par moment, j’ai l’impression de haïr les gens, aucun n’as ce charme, ce petit plus susceptible de me faire palpiter… J’aimerais être à cette époque, le cœur battant la chamade, les yeux aux bords des larmes – de joie – mais pour lors, tout semble fidèle à Décembre, sa froidure et sa rudesse, l’époque ou chacun retourne dans sa tanière, ne sortant que rarement, et souvent sans leurs atours…
J’ai froid, physiquement et moralement, le corps roidi, les mains engourdies, et les yeux dans le vague, je me nécrose, temporellement, mais sûrement… Plus d'envies, plus d'idées, sauf celle d'hiberner, plus ce grain de folie, et parfois l'envie d'en pleurer.
Alors tout au fond de moi, j’espère qu’Avril prendra sa revanche…
Ti Juju

