21 octobre 2005
Clovis et Benoît dans un Mirage, qui tient le manche ?
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un film…et français, en plus ! Honnêtement, ce n’est pas un film français grand spectacle que je serais allé voir si j’avais dû payer la place. Mais, par un hasard fortuit, il se trouve que j’ai gagné une invitation à l’avant première des « Chevaliers du Ciel », diffusée mardi dernier sur Strasbourg. Cette soirée avait donc lieu plus de deux semaine avant la sortie officielle, et, qui plus est, en présence des comédiens dont le fondant Benoît Magimel et le non moins mignon Clovis Cornillac. Alors soyons honnête, et même si la grande lignée des Taxis, du même réalisateur m’avait un peu apeuré, je n’ai pas été déçu. L’image est juste, aucune scène d’action ne semble avoir été post produite et le réalisateur s’est donné les moyens d’offrir un bon spectacle. L’histoire est bien ficelée, même si l’on regrette un peu la fin, laissant une trop grande porte ouverte, à mon goût, à un second épisode. On suit donc l’histoire de ces deux pilotes de Mirage avec un intérêt certain, et le divertissement procuré est agréable. Cela dit en passant, Benoît et Clovis ont l’air plutôt sympathiques sortis de leurs rôles respectifs, et il est agréable de les entendre parler de leur film. Toutefois, et sans vouloir être désagréable, l’adage sur les blondes est ici respecté… mais seulement hors du film ! Alors si le film vous tente un peu, que les vues aériennes vous grisent, et surtout, si vous n’avez pas le mal de l’air, allez y, et détendez vous le temps de ce film ! Ti Juju, qui s'enverait bien en l'air!
15 septembre 2005
Quand Ti Juju teste pour vous quelques restos alsaciens...
Allez, je me lance, je lâche le morceau… Non pas que ce soit une honte, loin de là, mais c’était peut être une manière de me protéger, je suis un nouvel Alsacien…
Et c’est la raison pour laquelle je me lance dans une nouvelle rubrique, que je pourrais intituler : « Ti Juju a testé pour vous ».
Pour ce premier volet j’ai eu cette idée : « Ti Juju a testé pour vous : 4 restaurants à moins de 20 kilomètres de Strasbourg centre. Pour cela, je vous les ait classés par préférence, en en vous expliquant pourquoi j’apprécie, et pourquoi j’apprécie moins.
Le Journal (Partie Italienne)
A ce que j’ai compris, Le Journal, situé non loin de la Cathédrale de Strasbourg, est un restaurant proposant plusieurs ambiances. Personnellement, j’ai testé la partie italienne, proposant différentes pâtes et pizzas, sans oublier les carpaccios.
Commençons par ce qui est agréable. Les plats, il faut le dire, sont bons. Les saveurs justes, et typiques de ce que l’on attend de la cuisine italienne. Par contre, ce qui fâche, c’est le service. A notre arrivée, les tables étaient prêtes, dans le sens où elles étaient là. Ce qui manque, c’est la foule de détails pratiques qui manquent et qui peuvent êtres agaçants. Vingt minutes pour obtenir un cendrier, presque autant de temps pour avoir un serveur disponible, alors que le restaurant n’est pas bondé… les serviettes arrivent après l’entrée et une foule d’autres détails pratiques. De plus, compte tenu des tarifs pratiqués, on s’attend déjà à un service de qualité et surtout, puisqu’il s’agit d’un restaurant, on s’attend aussi à ne pas ressortir affamé, et déçu de ne pas avoir savouré son dessert entièrement, puisque trop gras…
Bilan :
Les plus : Nourriture agréable, situation du restaurant.
Les moins : Service long, tarifs exagérés compte tenu de la quantité.
Le détail : Evitez de commander une crème brûlée, surtout si, lorsque l’on vous la sert, elle n’est pas brûlée.
Les tables de l’Ill
Ce restaurant, situé à Illkirch, propose, dans un cadre moderne, intimiste, voir presque froid, une cuisine alsacienne traditionnelle et raffinée. Rien que pour l’ambiance, et le décor, le restaurant mérite d’être vu. En effet, les poufs suspendus au plafond, la modernité du décor, les touches d’inox et la vue sur les cuisines allient à la fois la tradition et le côté « in » que l’on attendrait d’un resto « nouvelle cuisine »
Dans les aspects positifs, il faut tout d’abord noter l’investissement des employés, assez surprenant lorsque l’on choisit de manger au bar. La nourriture est bonne et conséquente, le décor est aussi un point positif.
Dans les reproches à émettre, on remarquera que les tarifs sont justes dans la moyenne, puis, mais c’est le revers de la médaille du succès de ce restaurant, si vous voulez manger dans la salle, et non au bar, il faut impérativement réserver.
Bilan :
Les plus : Nourriture traditionnelle et service rapide. Décoration originale. Possibilité de manger au bar, si la salle est pleine.
Les moins : Fermé certains soirs de semaine et obligation, ou presque, de réserver.
Le Woodies
Retour dans Strasbourg intra muros, pour un restaurant étiqueté gay friendly. Allez savoir pourquoi un restaurant peut il être gay friendly, les assiettes ne sont pas roses, les hétéros sont admis… Je ne comprends pas trop ce concept… Passons.
Le décor est celui d’un restaurant traditionnel, mais la nourriture est très agréable. Les plats sont à la fois traditionnels et inventifs, les quantités honorables.
On apprécie la richesse et la diversité de la carte, la disponibilité de l’équipe. Le client est ici choyé, et invité à découvrir de nouvelles saveurs. Après l’addition, par exemple, la serveuse nous a servi, à chacun, un digestif à base de vodka et de caramel.
Il est plus regrettable d’être confronté à des tarifs plus typés « centre ville ».
Bilan :
Les plus : La qualité de la nourriture, le service, le côté commercial de l’équipe.
Les moins : Des tarifs peut être plus élitistes que les autres restaurants cités.
Le Burestübel
C’est pour moi, LE restaurant incontournable de l’agglomération Strasbourgeoise. Alors, soit, il faut aller jusqu’au village de Pfulgriesheim, au nord ouest de Strasbourg, mais le déplacement en vaut la chandelle.
Le décors, tout d’abord, est superbe. Malgré les normes liées aux métiers de bouche, l’ancienne ferme qui sert de cadre au Bures est parfaitement restaurée. Il suffit de le voir éclairé, de nuit, et l’envie d’y entrer est là. Le service est excellent, la carte, traditionnelle, respecte les recettes anciennes à la lettre, et innove par d’autres aspects. Et il faut le remarquer, tout ce qui est vendu dans ce restaurant est issu des potagers et des vergers appartenant aux propriétaires du restaurant. Tout est fait main, des Spaetzle (impossible à écrire !) aux différents parfums de glaces, sans oublier le parfait aux noisettes, inimitable.
Dans la partie positive, on l’aura remarqué, le décor concurrence la nourriture dans la chasse à l’excellence. Le service est parfait, et sait s’adapter aux demandes du client. De plus, et sans influer sur la qualité, les tarifs sont abordables, alors que les quantités sont, pour ainsi dire, trop importantes !
Le seul aspect négatif, selon moi, c’est qu’il soit à l’extrême périphérie de l’agglomération strasbourgeoise, ce qui empêche toute surconsommation des différents vins et alcools proposés…
Bilan :
Les plus : Tarifs abordable compte tenu de la qualité, décor typique et surtout : Quel Service ! Personnellement, j’ai repéré un petit serveur, enfin, plutôt un grand serveur, avec des yeux d’acier et un corps… je ne vous en dirai pas plus… Et en plus il se démène pour son taff !
Les moins : Peut être un peu éloigné… et encore
Le détail : Si vous commandez un Tokay Pinot Noir, Précisez lequel… Il y en a deux sur la carte !
Voilà… J’espère vous avoir mis en appétit et vous avoir éclairé sur les restos à choisir. S’il fallait en éliminer un, ce serait le premier, sil fallait en garder un seul, ce serait le dernier…
Bon appétit
Ti Juju
15 juillet 2005
"Chaumière" : Chapitre 2

L’homme qui rentre dans cette boite de nuit à la musique assourdissante est très beau. De son visage bien dessiné se dégage une impression de sculpture grecque, au teint frais et aux yeux acérés, même sans avoir dormi de la nuit. Son pantalon et son T-shirt noirs laissent supposer qu’il entretien un corps athlétique et musclé. A peine est t’il apparu devant l’entrée du club que les physionomistes lui ont dégagé l’accès, tel qu’on le fait pour les habitués des afters. Il traverse directement la salle principale, repoussant gentiment les quelques demoiselles lui proposant de danser. Il rejoint en fait une porte massive gardée par un gorille à la corpulence adéquate, qui, à nouveau, se dégage pour lui offrir l’accès à cette salle dédiée aux clients aisés.
La musique y est tout aussi omniprésente, mais semble assourdie par la lourde décoration faite de velours et de moquette bleue. Tout ici respire l’argent et la débauche. Des jeunes femmes dénudées ondulent leurs corps devant deux hommes d’affaire bedonnants, alors qu’un groupe de jeunes hommes attaquent leur troisième bouteille de champagne.
C’est ce groupe que Jean rejoint. Il semble répondre à leurs codes, leur éthique. Tous travaillent dans des secteurs privilégiés, son fils de personnalités, ou d’industriels et la débauche de moyens et d’argent semble être leur seul moyen de communication. Jean s’installe sur la méridienne de velours bleu et sa main attrape naturellement une coupe de champagne, qu’il porte à ses lèvres sans même prendre son temps. Il semble à la fois stressé et impatient. Il porte fréquemment des regards aigres sur un membre du groupe, semblant être la pierre angulaire du rassemblement. Lassé d’attendre, il se poste derrière celui-ci et, se baissant, lui glisse un mot à l’oreille. Alors les deux hommes se lèvent et se dirigent vers les toilettes. Une fois isolés dans un cabinet, Jean s’adresse enfin directement à lui.
- Tu as ce que je t’ai demandé la semaine dernière ?
- Oui, voilà…
L’homme lui tend une boite de pilules bleues et blanches dans un flacon de verre.
- … Par contre, c’est plus cher que prévu.
- Parce que tu crois que le tarif m’importe ? J’ai besoin de ça pour tenir, entre le travail, la famille, le stress, j’ai besoin de m’évader de temps en temps.
L’homme lui glisse le tarif à l’oreille et Jean lui tend deux billets de 500 euros. L’échange terminé, il sort du club et rejoint son Audi garée devant, alors que le soleil est déjà bien levé.
* * *
Le vent entraîne la fumée de cigarette que tient Patricia dans des volutes circulaires. La jeune femme, aux yeux rougis, est assise sur ces tables de pique nique que l’on trouve sur les aires autoroutières. A côté d’elle Corinne semble marcher sur une ligne imaginaire qu’elle seule semble percevoir. Elle semble à la foi réconfortante mais aussi dure et injonctive.
- Patricia, ces histoires on quinze ans, c’est du passé. Après tout ce temps, tu ne penses pas que c’est le moment de faire un pas en avant. Tricoupeville à changé depuis. Les gens ne sont plus tous les mêmes, tes parents on peut être même réfléchi sur le comportement qu’ils ont eu à ton égard.
- C’est trop brutal, pour moi ! Du jour au lendemain, on me reparle de mes parents, que je n’ai pas vus depuis plus de dix ans, et l’on me ramène dans le village ou j’ai grandi. J’ai l’impression d’étouffer et mes pensées se dérobent. Cette nuit, je n’ai pas dormi, j’ai réfléchi aux milles manières de retourner à la Chaumière, et aucune ne semble ni naturelle, ni éventuellement positive.
- Rien ne t’oblige pour le moment à y retourner. Reprends un peu tes marques au village, retrouve toi, et ensuite, tout sera clair ! Renoue des liens qui n’ont jamais été brisés, puis fais progressivement ton retour officiel.
Patricia jette son mégot sous le tout terrain garé à côté, avant de se lever et de s’y réinstaller nonchalamment.
- Tu as sans doute raison, mais je crève de trouille de retourner là bas. Merci… Merci pour tout ce que tu fais pour moi…
- Allez, en voiture Patou !
Joignant le geste à la parole, Corinne s’engouffre dans sa voiture et ajuste ses lunettes de soleil. Le quatre-quatre démarre rageusement puis rejoint le ruban de macadam menant à Tricoupeville.
* * *
Dans la boulangerie qui semble ne pas avoir changé depuis longtemps, Catherine et Véronique rangent les baguettes et les pains sortant du four, avant que les clients n’arrivent pour préparer leurs déjeuners. La boulangerie ne prospère plus depuis longtemps, mais certains clients sont restés fidèles à la tradition dans laquelle le pain est réalisé ici, loin des méthodes industrielles règnent dans les grandes surfaces.
- J’ai vu Line hier, elle rayonne tu sais !
- Oui, je l’ai appelé la semaine dernière, elle m’étonnera toujours. Elle s’entend bien avec Natasha, je ne sais pas pourquoi, mais ces deux là se sont trouvées !
- Oui, elle était avec elle hier lorsque je suis passée. D’ailleurs, je pensais qu’elle pourrait passer quelques jours de plus au village, après la fête de Corinne ! Nous lui laisserions le studio une petite semaine, pour qu’elle se sente toujours autant indépendante. Tu sais, son village lui manque, même si elle ne dit rien !
Véronique, qui d’habitude rayonne par sa rousseur et son sourire semble soudain grave et fautive, comme ces enfant qui, ayant fait une bêtise, attendent pour connaître leur sentence.
- Corinne l’a déjà réservé…
- Ah oui ? Sans me concerter ? Et pour qui donc ?
Catherine à alors repris le ton qui la caractérise trop depuis quelques années. Elle semble à la fois directive et sur la défensive.
- C’est pour Patricia, elle rentre à Tricoupeville
- Patricia ? Patricia De Saint Aignan ! La Chaumière n’est pas assez grande pour loger toute la famille ?
- Tu sais très bien qu’elle est en froid avec ses parents. Mais il faut qu’elle renoue doucement avec ses racines.
- Admettons… Et comment compte t’elle me le payer, ce loyer ? Elle est toujours vaguement chanteuse, c’est sa ?
- Elle n’est pas « vaguement » chanteuse, elle chante régulièrement dans un Piano Bar parisien !
- Ce doit être un de ses nombreux métiers ! Je suppose qu’elle use d’autres de ses talents pour arrondir ses fins de mois… C’est de famille !
- Maman, arrête d’être injuste. Tu déteste les De Saint Aignant, soit, mais tu sais pertinemment que Patricia n’est pas comme eux !
- D’accord, je lui laisse le studio deux semaines, pas un jour de plus !
* * *
La 106 gris bleu de Frédéric freine brutalement devant la Pâtisserie. Sans couper le moteur, il s’extrait de l’auto et entre dans le magasin. Après avoir embrassé sa mère et sa grand-mère, il parle enfin.
- J’ai eu Corinne au téléphone, vous ne devinerez jamais la nouvelle ! - La voix de Frédéric semble fatiguée, et usée par la fumée. Mais elle semble aussi pleine de joie et de malice - Patricia De Saint Aignan est de retour à Tricoupeville !
Le visage de Catherine se voile d’amertume alors que Véronique confesse à voix basse :
- Nous en parlions justement…
Véronique laisse sa phrase en suspens alors que Frédéric se précipite pour sortir et rejoindre sa voiture, restée dans la rue. Il heurte alors une femme d’une cinquantaine d’années, aux joues émaciées et à la blondeur aussi fausse que son sourire forcé. Elle articule mécaniquement, ensuite :
- Je viens chercher la commande passée au nom de De Saint Aignan…
Alors que le silence le plus total s’est installé dans la boulangerie, ne laissant plus que le carillon de la porte finir de raisonner, Véronique répond, de la manière la plus naturelle possible, mais avec un sourire tout aussi forcé :
- Elle est prêtes, je vais vous là chercher, madame Guillaume !
* * *
Comme souvent, le samedi matin, Jeanne aime à se retrouver seule dans la roseraie de la pépinière. Loin des allers et venues incessantes de son mari, à la Chaumière, et en contact avec des clients toujours intéressés et agréables, cette coupure dans la semaine est pour elle une évasion. Elle bouture, elle taille, elle coupe. L’agréable odeur de la fleur emplit la serre et parfume agréablement les abords.
Soudain, un bruit de moteur familier l’extrait de sa rêverie et la rappelle inopinément à la réalité. Une porte claque, et elle reconnaît instinctivement la démarche lourde et franche de son mari.
- Que fais tu encore ici, un samedi matin, alors que seules les vendeuses sont présentes ? Tu ne peux pas rester à ton atelier, comme tu le fais si bien dans la semaine ?
Le ton adopté par Jean Claude est toujours le même à l’égard de sa femme. Il semble constamment condescendant et critique.
- Jean Claude, épargne moi tes remarques, veux tu. J’aime passer du temps dans cette serre, aux beaux jours.
- Nous aurons les Cauchoise à dîner ce soir. Préviens Jean et son frère, qu’ils rentrent ce soir, puis Christine, pour qu’elle prépare un dîner correct, pas comme la dernière fois.
- Nous pourrions peut être dîner sous la tonnelle, l’air se réchauffe ces temps ci !
- Ne prends pas d’initiatives, c’est bien mieux comme ça. Contente toi de faire ce que je te demande !
Sur ces mots secs, Jean Claude a rejoint le magasin, où, comme à l’habitude, il s’enferme la journée entière pour travailler.
Jeanne, comme si les mots prononcés par son mari n’avaient eu aucune influence sur elle, reprend son travail de bouturage, s’appliquant à travailler sur ses roses.
* * *
Au fond d’une cour mal éclairée, dans laquelle on entre par un porche qui ne semble tenir que par magie se trouve une galerie d’artiste. La décoration elle-même, sommaire, laisse libre place aux œuvres exposées. Quelques sculptures, une dizaine de tableaux et des photos parsèment la pièce trop blanche, aux spots trop puissants.
Jocelyn est derrière un bureau, trop blanc lui aussi, qui semble aussi minimaliste que la décoration. En effet, aucun papier, aucun stylo n’est sur la table. Seul un téléphone noir trône sur le comptoir immaculé. Le jeune homme surveille indifféremment les deux personnes faussement intéressées par une photographie suspendue. Perdu dans ses pensées, il ne réagit pas directement à la sonnerie du téléphone, pourtant situé à côté de lui.
- Oui ? … Ce soir ? Mais je travaille jusqu’à dix huit heures ! ... Ca ne te gène pas ? … Bon, d’accord… Oui… A tout à l’heure…
Jocelyn semble cette fois préoccupé. Il tapote ses doigts sur le vernis du bureau, et observe à nouveau les chalands, mais d’une manière plus suspicieuse.
* * *
Sortis du parking, en plein Rouen, Corinne et Patricia traversent la Place du Vieux Marché. La monumentale église, à l’architecture si particulière, transporte à nouveau Patricia dans ses jeunes années, lorsqu’elle sortait, qu’elle consommait dans les nombreux bars et pubs parcourant la place. Les deux femmes passent sous l’église, puis rejoignent un escalier. A la dernière marche se tient un homme aux tempes légèrement grisonnantes et à la musculature fine. Son attaché case posé à coté de lui, Etienne sourit, en apercevant sa femme et une amie de jeunesse grimper ces marches.
Après un baiser à sa femme et une étreinte amicale à Patricia, ils rejoignent un restaurant italien.
Le long escalier menant à la salle permet d’oublier toute référence rouennaise pour se plonger dans une ambiance vénitienne, où les masques et les loups, parcourrant cette cave voûtée semblent tout droit arrivée d’Italie. Les trois amis s’installent sur d’épais fauteuils en velours rouge et semble profiter de cette incursion dans leur passé. Durant tout le repas, le temps semble être arrêté, l’absence de Patricia ne transparaît pas dans les conversations, et l’ambiance apparaît comme détendue.
* * *
Plongée dans les embouteillages parisiens, Jean semble anxieux, et joue nerveusement avec le levier de vitesse de son Audi. Le feu passé au vert, il accélère vigoureusement, pour tourner ensuite dans une petite rue.
A la hauteur d’un porche, il stoppe et klaxonne. Le bruit n’ayant aucun effet, il sort de la voiture en claquant la porte, et se précipite dans la petite cour. Il trouve Jocelyn, assoupis sur son bureau, et le réveille prestement. Les deux frères se dirigent alors vers la voiture, abandonnée en pleine rue. Les portières résonnent à nouveau, puis Jean prend la route de la Normandie.
- Pourquoi faut-il rentrer ce soir à la Chaumière ? L’idée que j’avais peut être des obligations ce soir ne sont sans doutes pas venu à l’esprit de notre grand père ?
Le ton de Jean est amer, car malgré le respect mutuel qu’ils se portent, avec son grand père, il n’a jamais compris pourquoi il devait se plier à certains de ses impératifs sans sourciller.
- Les Cauchoise dînent à la chaumière ce soir, et tu sais pertinemment que grand père veut que nous soyons bien vus, surtout si tu te fiances avec Claire. On est donc invité d’office là bas.
- Super ! Cette pauvre Claire. Je ne la vois presque jamais, elle m’indiffère et il faudrait que l’on se marie !
- Je sais bien, mais regarde tout ces couples modernes, où les sentiments ne sont pas forcément les plus forts, mais avec le temps…
- On est plus au temps des troubadours et des ménestrels, merde ! J’avais quelque chose de prévu ce soir en plus.
- Une belle plante ? Dis moi tout !
- Jo, s’il te plait… C’est ma vie, j’aimerai en conserver une petite partie pour moi…
- Avec tous tes scrupules, tes secrets, je vais finir par croire que tu me caches quelque chose !
L’Audi stoppe dans une rue commerçante.
- Tu peux aller m’acheter des clopes, Jo, s’il te plait ?
Jocelyn à peine sorti de la voiture, Jean compose un numéro de téléphone sur son portable et attends patiemment que l’on décroche… Les sonneries s’égrènent, mais personne ne répond.
- Bon… C’est moi… T’es pas la, je voulais te dire que pour ce soir, je pouvais pas, j’ai un empêchement. Je t’embrasse… Ne me remplace pas trop vite ! Je te rappelle dès que je suis sur Paris.
Jocelyn rentre à nouveau dans la voiture.
- Si t’avais besoin de passer un coup de fil, tu aurais pu le dire ! Alors t’as décommandé qui ? Clara ? Sofia ? Marie ?
- Jo… Qu’est ce que je t’ai dis ?
Jean redémarre la voiture et les deux frères poursuivent leur route vers la Chaumière.
[à suivre]
07 juillet 2005
"Chaumière" : Teaser 1

La jeune femme, presque enfantine, ouvre ses yeux encore fatigués. Elle jette un regard circulaire tout autour d’elle. Elle aperçoit, dans le demi sommeil qui caractérise toujours ses réveils tardif, les reliefs des précédentes soirées et sorties. Un cendrier plein, posé à terre, jouxte un téléphone portable, des revues, des brochures, et quelques assiettes tentent de masquer le linoléum obsolète du petit appartement....
Chaumière, ma série de l'été: dès demain sur tijujuzeblog.canalblog.com
Ti Juju
01 juillet 2005
En Bref... (Juillet)
Sport :
On s’y attend d’un moment à l’autre, la grande boucle va recommencer... Cette année, les fédérations le jurent, ce sera un tour sans dopage, sans pot belge, ni amphèt’... M’enfin, qu’un monocouillu gagne le tour depuis des années sans être inquiétés... Pour moi, soit il a un moteur dans son vélo, soit il est encore sous chimio !
Société :
Messieurs... Faites plaisirs à vos femmes, ou à vos hommes... Abandonnez ce vieux slip à poche rayée, seul héritage de votre grand-père, abandonnez ce vieux caleçon à pois, cadeau de votre première petite amie, lors de vos dix-sept ans... Osez un peu plus d’élégance, osez le boxer moulant, voire, pour les plus courageux (et les mieux bâtis, et je n’ai même pas pensé montés !) le string pour homme !
Vie sociale :
Taureau, ces jours sont pour vous des journées ou mercure est en opposition avec vénus, ce qui signifie qu’ils sont propices aux voyages. Comme quoi, en mettant deux noms de planète, une ellipse plus ou moins géométrique, et un fait réel, on peut tout aussi faire de l’astrologie !
Vie Pratique :
Lors de vos déplacement, au lieux de vous borner a choisir entre auto et train, regardez de plus près la solution avion ! Pour un trajet France-France assez important, c’est plus rapide que le train, mais guère plus cher, et toujours moins contraignant ! (Non, je n’ai aucune action chez Air France, par contre, si toi, lecteur, tu es PNC, et que tu peux me pistonner pour un petit stage d’été en tant que PNC, contacte moi !)
Argent :
Proverbe Normand du Premier juillet 2005 :
« Ce que tu as payé n’est plus sur ton compte »
De L’Akatorzséchermémentarifréduisurtoutpourfairdiborndanzintunel
Ti Juju
17 juin 2005
Les beaux navions! (Bourget 2005)
Quelques images du Bourget, prises cet aprem'...
Bien agréable, même si la route fut... Longue!
L'A 380 en statique...
L'empennage du Boeing 777
L'A 380... In Flight!
Voila tout pour aujourd'hui...
Ti Juju
15 juin 2005
La Femme du mois... Katie Holmes
On ne pouvait pas l'oublier, la petite Katie... Après son rôle récurrent de Joey, dans Dawson, elle tente actuellement de faire son chemin dans le cinéma Hollywoodien, avec une présence remarquée dans le prochain Batman.
De plus, elle est depuis peu, la reine des tabloïds, puisqu'elle vit, dit on, une idylle avec Tom Cruises!
Ti Juju
La jeune femme s'émancipe, et c'est agréable, non?
11 juin 2005
En Bref...
Sport...
Après la perche, Jean Galfione se lance dans la régate... Il aime les longue tiges et l'élément liquide, on va s'entendre!
Société...
Vernon est elle une ville si paumée pour qu'aucun disquaire n'ait de DVD de Clara Sheller, mais quen plus, la référence ne figure pas sur leur Minitel?
Vie sociale...
Taureau, évitez le domicile familial si vous ne devez pas étrenner la nouvelle bombe atomique parentale... Non, ils ne descendent ni du KGB, ni de la Gestapo, mais méfiez vous quand même...
Vie pratique...
L'ideal, dans une habitation ou chacun à sa voiture, c'est de realiser un parking... Ca évite de déplacer 1,2,3,4...5 voitures pour sortir la sienne et remettre les autres en place... Eprouvant et frustrant, quand les clefs sont identiques...
Argent...
Après avoir fait oposition à votre carte bleue et en avoir commandée une autre, vous recevrez un papier comportant le code confidentiel, qu'il faudra mémoriser puis détruire... Astuce pratique, inversez les deux dernières étapes... Vos fin de mois seront ainsi plus grasouillettes!
Ti Juju, pret à n'importe quoi... Même à une chronique dans BiBa!
02 juin 2005
Ti Juju... An happy boy, living in a happy world...
An happy girl… An happy boy…An happy sound... An happy friend... Are living in a happy world... Are living in a lonely world...
Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai cette rengaine dans la tête ! Pourquoi ? Parce que c’est le générique de Clara Sheller !
Eh oui, cette mini série s’est achevée hier, alors que je commençais à y prendre vraiment goût… Ayant zappé le premier épisode, j’ai un peu lutté pour saisir la suite, mais après, j’ai savouré chaque moment. Enfin une série française qui aborde une foule de sujet de société, sans restreindre les homos à la figuration, sans tout tourner en caricature… Clara Sheller, JP, et les autres personnages, c’est un peu chacun de nous. On a tous des petits défauts, des craintes, des attentes, des rêves… Et il faut savoir les vivres, savoir répandre sa joie, savoir écouter…
Clara Sheller, c’est la bouffée d’air frais de la télé française… C’est un ton, de jeunes comédiens talentueux, principalement Frédéric Diefenthal, que l’on ne présente plus, et Mélanie Doutey, que l’on avait déjà repéré dans l’Adieu, traitant des Pieds Noirs lors de l’indépendance de l’Algérie. Puis les autres, tous aussi irrésistibles les uns que les autres, soit par leur plastique, soit par leur jeu, et même pour certains, pour les deux !
Alors si vous avez suivi Clara Sheller, dites moi tout ce que vous en pensez, et si vous ne l’avez pas encore vu, alors courrez acheter le DVD !
D’ailleurs, il ne reste plus qu’à espérer qu’en soit issu une série, ou bien des petites saisons comme une Famille Formidable.
Ti Juju










