01 novembre 2005
Post Mortem [de Toussaint!]
J’ai passé ce long week-end en normandie. Dans ma famille, qui ne compte pas plus de trois membres directs et ma tante.
J’ai donc écumé les routes normandes depuis vendredi soir, à mon arrivée à Orly jusqu’à hier après midi. J’ai revu tout ces gens qui ont fait que mes deux années passées à Rouen n’étaient pas mornes et ennuyeuses. Chacun avance de son coté, mais il est plaisant de se retrouver à dates fixes. Même si certaines fois cela crée des frayeurs.
En effet, attablé dans le seul restaurant Vernonais acceptant deux couverts un vendredi soir passé 22h. Nous discutions, avec la femme de ma vie (ne pas lui répéter, elle ne s’en doute pas, personnellement ça fait onze ans que je le penses mais elle ne se rends pas à l’évidence !), en nous disants qu’il nous serait sans doute impossible de se donner rendez vous une décennie plus tard, car il nous semblait évident que nous nous reverrions ! Et comme à l’habitude, nos vieux démons nous ont repris, nous avons entonné en chœur une sérénade de Bruel : « Place des grands hommes ». Sauf que, arrivé sur une parole, nous nous sommes faits réellement peur. Explications : Nous sommes jeunes dans notre tête, et encore assez frais physiquement. Et alors que nous entonnions le refrains, nous avons réalisé que cette chanson ne méritait plus de changement de paroles : « On c’était dit rendez vous dans dix ans… on verra quand on aura [et la ça fait très peur] TRENTE ANS ! » Mais c’est effrayant ! Non ?
Tout cela pour vous dire que j’ai passé un week-end fort !
Cependant, je n’étais pas triste de devoir quitter ma Normandie grise et suintante d’humidité. Lorsque j’y retourne, dorénavant, c’est pour communier avec mon passé, avec l’avant. Je ne regrette rien du tout, je ne boude pas mon plaisir de retrouver les anciens amis, mais je sais que tout le monde avance de son coté, avec son propre but, sa nouvelle adresse… Les seules larmes qui ont coulé à mon départ de Vernon était les lourdes gouttes de pluie qui glissaient le long du vitrage concave du TER à deux niveaux qui me ramenait à Paris. Grisé par la perspective de voyager, rien ne m’a atteint.
C’est sans doute parce que j’ai ce côté enfantin de toujours vouloirs arriver en avance à l’aéroport. Orly, c’est un peu comme une grosse fourmilière, ou, malgré une impression de laisser aller, tout est organisé, régenté. Pour moi, l’avion est le moyen de transport le plus attracteur, le plus magique. L’idée de traverser la France en quelques minutes est, pour moi, une sorte de privilège. Je ne suis pas non plus de ceux qui mettent leurs plus beaux vêtements pour venir s’installer dans les maigres sièges des cabines Tempo des vols intérieurs, ni, non plus, des blasés qui ne constatent en rien le privilège que je ressens à survoler ce pays qui est le mien. En vol, je suis simplement heureux. Ce qui m’attire aussi dans le transport aérien, c’est tout le rituel que j’ai progressivement instauré. Arrivé à l’aéroport, je m’empresse de recueillir Air France Magasine et Air France Madame, ce qui me permet d’attendre mon vol en me grisant de belles photos et d’images surréalistes de Yan Arthus Bertrand. Ensuite, j’essaye d’enregistrer dans les premiers, pour avoir un siège qui me convient. Jamais plus de numéro 7 par exemple. Non ! Ce n’est pas de la superstition, c’est simplement que sur un A320, il est à côté du réacteur, cela doit donc être la place la plus bruyante de l’avion. Plutôt fenêtre sur un vol court, mais couloir lorsque le trajet dure plus de deux heures. Enfin, le menu est simple, Coca Light et accompagnement salé !
Vous devez me trouver totalement barge de prendre un tel pied à utiliser un moyen de transport de plus en plus banalisé, mais, peut être inconsciemment, je me replonge dans les premières années des jets transatlantiques. A cette époque voler était un privilège de « nouveaux riches », c’était le moment où les Caravelles faisaient rêver Martine et où tous les petits enfants des trentes-glorieuses voulaient à tout prix devenir Commandant de Bord.
Moi, je me contenterai de quelques vols annuels, pas forcément longs, mais comme une petite communion avec ces sanctuaires ecclésiastiques que sont pour moi Orly et Roissy.
Ti Juju
09 octobre 2005
Une vraie femme... Un magnifique combat! Charlotte
Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais mon premier vrai post, en octobre 2004 était un coup de gueule adressé aux Cordier Juges et Flics. Eh bien ce soir, c’est plutôt un grand coup de chapeau que je voulais adresser.
J’en ai encore la chair de poule face à tant de détermination et de franchise, et je lui tire mon chapeau. Je le tire à cette femme, maman, qu’est Charlotte Valandrey. Elle a osé dévoiler sa séropositivité récemment, en dépit des risques de devenir un paria dans le milieu des actrices.
Cette maladie lui a déjà valu de perdre de magnifiques rôles, comme celui de Noce Blanche, repris au pied levé par Vanessa Paradis.
La seule chose que je trouve à faire, à l’instant présent, c’est de lui tirer mon chapeau. Elle a du cran, elle est déterminée, et bien qu’elle semble fatiguée, en tout cas plus que lorsqu’elle interprétait son rôle éponyme dans Les Cordiers, elle a toujours son pétillement caractéristique dans les yeux.
Alors, si je peux me permettre, même si ce n’est pas mon rôle, je vais faire un peu de pub. Je vais vous inciter à lire le livre que cette belle femme a sorti: "L'amour dans le sang". Pour le geste, pour lutter contre un tabou qui ne devrait pas être. Le sida n’est pas une honte, ni une fatalité dont on doit se culpabiliser.
Ti Juju, bouleversé.
08 octobre 2005
Bien !
Eh oui ! Bon, d’accord, vous allez en avoir marre, mais je le dis, et je le répète, je suis bien ! Je parfais au fur et a mesure mon installation… Ce qui déjà est une belle croisade ! Débarquer dans un grand appart avec à peine de quoi le meubler, et faire cela sans avoir l’impression de vivre dans un appartement new age… C’est un beau défi !A côté de ça ? Tout roule ! Les cours, la vie parascolaire… Tout va très bien ! J’ai rarement eu ce sentiment d’être à l’aise partout où je vais, ou presque !
En plus, je suis content ! Ce blog va sur son premier anniversaire, et il totalise bientôt ses 20 000 visiteurs ! Le taux de fréquentation explose des records de semaines en semaines… Alors soit, ce n’est ni une renommée mondiale, ni une victoire contre les maladies nosocomiales, mais je suis fier de moi !
Alors voila, je flotte, je vole dans mon petit monde bien agréable, parfois seul, dans ces moments, je me plonge dans Alias ou Queer As Folk (ceci fera l’objet d’un prochain post), puis je suis parfois accompagné, et alors là, je n’a vraiment plus l’impression d’être associal ! Peut être même un peu trop extraverti ? Et alors ! Je suis bien !
Je reformule encore une fois ma demande, pour les un an de ce blog ! N’hésitez pas a donner vos idées, vos remarques, pour lui parfaire son identité !
Ti Juju
02 octobre 2005
Une semaine pas comme les autres...
La semaine qui s’achève aujourd’hui a été intense… Je ne détaillerai pas tout, par discrétion et par manque de temps, mais l’ensemble de ce que j’y ai vécu est fabuleux.
Il y a eu tout d’abord le Week End d’intégration… Alors lui… Plus festif, plus alcoolisé, plus insomniaque… c’est impossible… Le tout dans les Vosges, fraîches mais ensoleillées…
Au fait ! J’en suce deux le matin ! (Des bonbons La Vosgienne bien sur !)
Après le WEI, comme on l’appelle, j’ai découvert les abords de Colmar, mais surtout quelqu’un dont j’avais entendu depuis longtemps. Presque mon arlésienne… Mais celle-ci est bien vivante !
Mercredi, j’ai pendu ma crémaillère… et par la même occasion, j’ai reçu un nouvel occupant ! Il s’appelle Vodka, il est bleu, a les oreilles roses et sa queue est boutonnée à lui… Bien entendu ! C’est un bourriquet !
Jeudi, petite soirée organisée par les élèves, manque d’entrain de ma part, méthodes trop directives à mon goût : je me met à l’écart et attend que commence la musique pour enfin danser.
Avant-hier, grosse soirée de l’école (la seconde après le Gala), la soirée de remise des diplômes et du baptême de notre promo. De la musique, des petits fours, des mignardises mais surtout… un geste que je n’oublierai pas de sitôt! Merci à toi qui te reconnaîtra !
Hier, c’était surtout repos, et aujourd’hui ? Même programme !
Ti Juju... Claqué!
02 septembre 2005
La psychologie par Dawson Leery…
Chacun de nous à ses madeleines de Proust, des petites choses qui nous remémorent des périodes, pas forcément les plus heureuses, pas forcément les plus épanouissantes mais qui ont le mérite de nous faire faire le point sur ce que l’on était, ce que l’on est et parfois ce que l’on devient…
Ma madeleine de Proust, on s’en doutera, c’est Dawson’s Creek ! La série est arrivée en France en Janvier 99, de mémoire, et de suite, j’ai accroché… Pourquoi ? C’est un vaste sujet. Tout d’abord, il faut le dire, j’ai l’impression que la série a grandie avec moi. Le tableau est planté, un petit groupe de collégiens se retrouvent en première année de lycée, et les différentes questions trottant dans la tête d’un adolescent de 14 ou 15 ans sont traitées, sans être esquivées, sans béquilles trop évidentes… Le divorce, l’amitié, l’amour, le triangle amoureux, qui compose la série, les études, l’homosexualité… Tous ces thèmes gravitent dans notre esprit curieux mais aussi paumé…
Dawson, j’ai grandi avec… J’y ai trouvé des réponses, des interrogations aussi. J’ai vibré avec les personnages, bu leurs paroles… Pendant quelques années, la diffusion était mon rendez-vous dominical, un peu comme face à un miroir.
Depuis quelques temps, l’an dernier en fait, j’ai refait cette cure de Dawson. J’ai revu, saisons après saison, les épisodes construisant la série. Bien évidemment, les premières saison m’on laissé un goût amer, des questions simples entraînant des problèmes existentiels… Mais le fond, c'est-à-dire me retrouver face à mon passé, m’a fait un bien fou. Depuis plus d’une semaine, je visionne les deux saisons charnières, que sont la quatre (dernière année de lycée) et la cinq (première année de fac) et je pense qu’à nouveau, mais avec un décalage, je trouve une force dans cette série. Peut être l’idée que rien n’est fatal, que tout peut être atteint, si la volonté est présente…
Dawson, c’est à la fois une friandise et un anti-dépresseur. Quand tout va mal, c’est un bon moyen de « solutionner » ses problèmes, alors que lorsque tout va bien, alors c’est un moment divertissant, agréable, avec, il faut le dire, des prises de vues agréables.
Je ne suis pas encore un fan de séries, je n’ai aucune compétence journalistique, mais Dawson, Joey, Pace, Jen, Jackers et les autres sont plus ou moins des gens qui gravitent autour de moi, sous d’autres aspects, dans d’autres corps…
Un jour, alors que je racontais un épisode grandiloquent de ma vie, un ami me répondis : « Julien, ta vie, c’est Dallas », sur le coup, je n’ai pas su quoi dire.
Avec une certitude, maintenant, je peux lui répondre : « non, ma vie c’est… Dawson ! »
Ti Juju
13 juillet 2005
Petit moment bluesesque...
Aujourd'hui je quitte Rouen... Ce n'est pas horrible en soi, mais ce qui me tracasse, c'est que je pense ne pas y remettre les pieds avant un déménagement éventuel... Et ça me rend triste... J'aime mon petit studio, où règne un capharnaum assez sympa à mon gout. Puis j'y ai passé deux années, ou j'ai eu des coup de blues, des bons souvenirs, des moments intenses...
Alors tout quitter comme ça... Mais ma vie va devoir suivre son cours, et rester à Rouen serait un échec, puisque cela signifierai "redoublement"
Mais ma journée a été moins désagreable que prévue! Un déjeuner sur le pouce avec un Ti Matou que je vois très rarement, puis maintenant, opération rangement et valise, histoire de ne pas laisser l'appart dans un état catastrophique!
Bises
Ti Juju
12 juillet 2005
Vacances, j’oublie tout !
Enfin ! Après une année de prépa, à bosser, plus ou moins régulièrement, mais toujours avec le poids des concours au dessus de la tête, je suis en vacances ! Et je compte bien les savourer !
Alors je ne connais pas exactement le planning de ces sept semaines de congés, mais la seule chose que je sais, c’est que je vais en profiter ! Quelques semaines où je ne serais décidément plus à l’ouest, mais plutôt sur les nuages ! Puis profiter à nouveau de mes amis d’été tel que nous nous surnommons ! On habite à quelques centaines de mètres, mais on passe la plupart de nos années scolaires à ne pas se voire, ou à une ou deux soirées. Alors l’été, on rattrape le temps perdu, on se voit pour des babioles, des délires, pour connaître les derniers potins du coin… Unetelle est en cloque, l’autre s’est retrouvé cocu, et j’en passe et des meilleures ! Les amis d’été, c’est fabuleux ! On se voit à peine, mais dès les beaux jours revenus, alors c’est reparti comme en 14, sans arrière pensées, comme si la touche Pause avait été enclenchée pendant huit ou neuf mois…
Je vais tout faire pour passer un bon été, et j’ai toutes les cartes en mains pour !
Ti Juju
26 juin 2005
Changer ses habitudes...
J’ai vécu une semaine riche... En stress, en poisse, en bonnes surprises et en discussions aussi... J’ai passé quelques oraux dans des préfabriqués dans lequel l’ambiance était encore plus moite qu’un bordel de Bangkok pendant la moisson !
J’ai aussi eu quelques problèmes de voiture... Une voiture c’est bien, surtout quand ça démarre ! Donc c’est décidé, pour Noël, ou peut être avant, je demande une batterie... Les câbles c’est vraiment trop contraignant !
Puis ce fut aussi des premières, et de bonnes surprises... Découvrir Paris le premier jour des soldes, et ne revenir qu’avec un simple article, certes bien réduit, mais tout seul dans son sac, c’est assez marrant... Puis la belle surprise, ce sont des coups de téléphones, des textos, qui sont plus fréquents, qui rassurent, qui boostent...Merci mon Doudou !
Enfin, j’ai découvert que le RER, ça pouvait être pratique, même sans la clim, et qu’ils portent de beaux prénoms (Bisous particuliers à ELBA, ROMI et JILL qui se reconnaîtront !).
Pendant toute cette semaine, j’ai changé mes habitudes, et j’ai pris la place, je suppose, d’un grand nombre de personnes vivant en région parisienne... Et, voyez-vous, j’y ai pris du plaisir, puisque les gens m’ont semblé moins distants, moins froids que ce à quoi je m’attendais.
Ti Juju, qui a changé ses habitudes quelques jours !
07 juin 2005
Je déraille…
J’ai passé une superbe après-midi ! Seul, mais seulement physiquement… Flânant sur canalblog, je suis tombé sur une petite perle à mes yeux… De l’humour, du romantisme, des petites larmes aussi ! Qui a dit que tous les homos étaient des écervelés peroxydés ! Je n’ai pas levé les yeux de l’écran de l’après midi, j’ai tout lu avec délectation, depuis ses débuts jusqu’à son dernier post…
Puis je suis sorti…À peine dix minutes ! Et pour être sorti dix minutes, je peux vous l’assurer, ça fait cher les dix minutes ! En effet, me rendant dans ma parfumerie favorite (selon les termes du prospectus…) j’avais pour but initial de rapporter les quelques échantillons promus. Mais elles sont efficaces ces vendeuses… Vous venez pour une babiole gratuite et vous repartez avec ce dont vous rêvez depuis des mois… En effet, je vous en ai parlé il y a quelques mois,Gaultier a lancé sa ligne de maquillage pour homme, et j’ai fondu pour « Le Beau Baiser », un petit gloss tout mimi, à mettre en toutes circonstances, qui donne a mes lèvres un une admirable note gourmande… Oulalalala… Je vais finir par devenir vendeur chez Douglas® ! Non pas que cela soit une tare pour moi, mais j’apprécierai faire quelque chose de plus… palpitant !
Alors voila, le Ti Juju superficiel, celui des UVs, celui des questions métaphysiques sur la Gay Pride qui revient en force avec un gloss !
Mais où est passé le Ti Juju empreint de sentiments distordus, de tiraillements psychologiques… ? Il est en vacances !
Ti Juju
25 mai 2005
Un Doudou c’est l’idéal…
Chacun de nous a eu dans sa vie un doudou, un Taz, un Martin (prononcez Martine), un petit lion ou une autre peluche… Un truc à serrer fort contre soi, dans les moments ou l’on n’est pas bien, ou au contraire, dans les moments ou l’on est heureux…Mais souvent, avec l’age, on quitte son doudou, ou on le laisse de côté…
Moi c’est différent… J’ai enfin rencontré Mon Doudou… Il est doux, agréable, grand… J’aime m’endormir contre lui, le serrer fort contre moi, dans mes bras, au chaud… Puis Mon Doudou, je peux l’emmener partout, ou presque…Faire les boutiques… Que ce soit Célio ou Hugo Boss, mon Doudou me suis partout… C’est un concentré de bonne humeur, de bons moments
Puis Mon Doudou, je l’aime, je suis bien, je suis heureux quand je l’ai avec moi…
Mais là… Il est resté dans le train… Non pas que je l’ai oublié, je réserve cela aux détails, comme les papiers d’identités, le chéquier ou la carte bleue… Simplement qu’il devais quitter Paris… Depuis, il me manque, puisque je ne peux plus le serrer contre moi, lui faire des câlins et des bisous… Je suis triste, mais je sais que je le retrouverai pour de nouveaux bons moments…
Un Doudou comme celui-ci, je vais le garder dans mon cœur et dans mes bras le plus longtemps que je pourrai, et je vais l’aimer plus que tout, et de plus en plus…
Mon Doudou, je t’aime…
Ti Juju





